Bronzage artificiel : un vrai risque pour notre peau ?

Informer, prévenir et soutenir à Cherbourg et ses environs

Pourquoi tant de questions sur les cabines de bronzage ?

Le soleil est un compagnon du quotidien, et dans une région comme la nôtre où la météo peut parfois manquer de générosité, la tentation d’aller chercher un teint hâlé en cabine est grande. Beaucoup pensent d’ailleurs que tout cela est sans gravité. Pourtant, chaque année, les professionnels de santé voient arriver en consultation des personnes qui ignorent les dangers du bronzage artificiel. Parce que l’information claire et locale est essentielle, il est temps de faire le point : les cabines de bronzage sont-elles aussi dangereuses que le soleil, voire plus ?

Cabines de bronzage : comment ça fonctionne ?

Avant de parler de dangers, il est important de comprendre ce qui se cache derrière les cabines de bronzage, aussi appelées solariums. Ces appareils utilisent des lampes spéciales qui produisent surtout des rayons ultraviolets (UV) de type A (UVA). Quelques modèles émettent aussi des UVB, mais la grande majorité est concentrée sur les UVA car ils font bronzer rapidement, et provoquent moins de coups de soleil visibles. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on ne “rougit” pas qu’on ne prend pas de risques.

Bronzage en cabine : quelles différences avec le soleil ?

On pourrait croire que l’exposition naturelle et l’exposition artificielle se valent. Pourtant, la différence est bien réelle, et souvent méconnue.

Quels sont les risques concrets pour la santé ?

Les enjeux ne sont pas anodins, et les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Une donnée frappante : en France, on estime qu’environ 350 décès chaque année seraient directement dus à la pratique du bronzage en cabine, notamment à cause du mélanome (Source : Santé Publique France – 2023).

Idées reçues versus réalités

De nombreux mythes circulent autour du bronzage artificiel. Il est important de les confronter à la réalité.

Qui est le plus à risque ?

Certaines personnes voient leur risque doubler voire tripler face à ces pratiques :

Pour ces groupes, l’exposition, même ponctuelle, est particulièrement risquée.

Bronzage artificiel versus soleil naturel : y a-t-il vraiment un choix “plus sûr” ?

Si on oppose souvent soleil et cabine, il ne faut pas oublier que les deux exposent à des UV qui restent des cancérogènes certains (classe 1 par le Centre international de Recherche sur le Cancer). Mais plusieurs études montrent que la dose d’UV reçue en cabine est, à exposition égale en durée, bien supérieure à celle du soleil dans nos régions (Source : INCA).

Notons également que le bronzage artificiel ne procure pas les bénéfices de la lumière naturelle, comme la production de vitamine D, presque absente avec la lumière des cabines.

Que dit la loi en France ?

Depuis 2017, l’accès aux cabines est interdit aux mineurs, aux femmes enceintes, et à toute personne à risque identifié. Il y a aussi une obligation d’information claire auprès de l’usager et un contrôle de l’entretien du matériel. Malgré cela, 16% des Français déclaraient avoir déjà utilisé une cabine de bronzage, et près de 9% l’avaient fait plus d’une fois (Baromètre Santé INPES, 2016).

Quelques chiffres frappants pour le Cotentin et la France

Le mot de la prévention : des alternatives et des gestes simples

Certaines associations locales du Cotentin proposent par ailleurs des ateliers d’auto-examen de la peau. N’hésitez pas à vous renseigner en centre de santé ou auprès des réseaux associatifs.

À retenir pour avancer ensemble

Le bronzage artificiel, loin d’être une solution sans risque, expose à des dangers élevés, parfois invisibles au premier abord, mais pourtant bien réels. Les cabines de bronzage ne protègent pas, et leur usage n’est pas une alternative plus sûre au soleil. Le plus important est de rechercher une information fiable, d’écouter sa peau et de privilégier toujours la prévention. Ensemble, en se tenant informés et en restant solidaires, on peut réduire les risques, et accompagner chacun à mieux prendre soin de sa santé.

Pour toute question ou inquiétude sur cette thématique, les professionnels de santé et associations locales du Cotentin restent à l’écoute.

Sources : INCa, OMS, Santé Publique France, INPES, Centre de lutte contre le cancer François Baclesse, associations locales.